Celle-ci a été mise en place de la même manière qu'au cinéma, et l'est maintenant au même titre que sur les DVD, en plus visible même (sur les dvd, en tout petit en bas, c'est pas très dissuasif).
Cependant, il existe des changements très réguliers de classification entre la sortie DVD et le passage TV, alors qu'il n'y en a jamais aucun de la sortie ciné à la sortie DVD (même quand on passe à une version non-censurée).
Je prend des exemples: sur TF1, rediff annuelle de Strange Days (pas si violent que ça d'ailleurs): DVD:-12, TV:-16
Sur Canal+, chaîne privée qui plus est, donc moins soumise aux horaires de diffusion:New Police Story: DVD:Tous publics, TV:-12 (!)
Land Of The Dead, Sin City, Frères de Sang, Flandres, A Bittersweet Life passent de -12 à -16, les saisons de 24 passent de l'accord parental à 12, celles de Desperate Housewives de Tous publics à -10 (et nous savons tous combien cette série est dangereuse pour les enfants), et celles de Nip/Tuck de -12 à -16 !
Je ne prendrai pas la peine de noter tous les Tous publics qui passent en -10.
Le problème est: comment crédibiliser une telle classification si elle se fait en marge d'autres classifications officielles, qui, elles, se mettent d'accord ? (DVD+Ciné n'ont aucun problème)
De plus, face à tout ce que l'on voit au non-signalisé-JT de 20H (voire de 13H) : restes sanglants de kamikazes en plein cadre à 13H10 (juste avant le reportage sur le paysan du coin), les seins des Crazy Horseuses à 20H30 (merci Arielle Dombasle et ses seins en couv de Paris Match !), comment un spectateur, même parent, peut porter une quelconque once de confiance et d'attention à cette signalétique qui ne fait que défigurer le bas de son film, surtout s'il connaît le contenu du film en question ?!
Le problème n'est donc pas vraiment l'interdiction, la signalétique et le comportement du spectateur vis-à-vis d'elle etc, mais la connaissance ou non du contenu du film.
On peut prendre Saw qui est gratuitement crade, mais qui possède la même interdiction que Shortbus, et Saw III VS A Clockwork Orange, avec qui il n'a strictement rien en commun. Les Saw sont faussement provocateurs, Shortbus magnifique de sensibilité et A Clockwork Orange crûment dénonciateur (en avance sur son temps en fait) des déviances de la société.
Mais bon, après, on ne peut pas demander à tout le monde de savoir à l'avance le contenu du film ou de la série qu'il va regarder. Et ça, c'est le travail des professionnels et du CSA. Preuve que, malgré le fait que ces gens en voient certaienement des centaines, ils ne seront jamais autant capables que quelqu'un qui les regarde par passion et avec intérêt.
